Course contre la montre pour localiser les disparus après le séisme en Indonésie

(AFP)

Mobilisant des hélicoptères et des milliers de sauveteurs, les autorités en Indonésie tentaient jeudi de localiser des dizaines de disparus, trois jours après le séisme qui a fait au moins 271 morts et alors que chaque heure compte pour retrouver des survivants.

Plusieurs victimes ont été extraites des amas de béton et de métal, sous des bâtiments effondrés autour de la ville de Cianjur dans l'Ouest de l'île de Java, dont un jeune garçon de six ans, Azka, mercredi soir qui a survécu deux jours sans eau ni nourriture.

Une quarantaine de personnes sont toujours portées disparues, dont une petite fille que les sauveteurs tentent de retrouver.

Le sauvetage inespéré du jeune Azka mercredi soir a ravivé les espoirs. Mais le temps est compté puisqu'au delà de 72h après le séisme, les sauveteurs considèrent que les chances de trouver des survivants sont faibles.

"Quand nous avons réalisé qu'Azka était vivant, tout le monde a fondu en larmes, moi compris", a expliqué le sauveteur volontaire Jeksen Kolibu à l'AFP. "C'était très émouvant, comme un miracle".

Le garçon a été retrouvé apparemment indemne à côté du corps sans vie de sa grand-mère. Il a été sauvé grâce à un mur qui a résisté aux secousses, empêchant une autre paroi de s'effondrer sur lui, ont rapporté les médias locaux.

Plus d'un tiers des victimes de ce séisme sont des enfants qui étaient à l'école ou à la maison quand le séisme est survenu, selon l'agence de gestion des catastrophes (BNPB).

- Angoisse d'une mère -

Dans le district de Cugenang, qui a connu le plus de dégâts, des sauveteurs fouillent des ruines à l'aide de pelles, de marteaux et à main nues pour retrouver une petite fille de sept ans, Cika, sous le regard angoissé de sa mère.

"Elle jouait dehors, j'étais en train de préparer le repas dans la cuisine quand le séisme est arrivé. Très vite, en deux secondes ma maison s'est effondrée", raconte à l'AFP la mère, Imas Masfahitah, 34 ans.

"Mon instinct me dit qu'elle est là, parce quelle aimait jouer ici", dit-elle en montrant la maison de la grand-mère où les sauveteurs sont à l'oeuvre.

"Quoi qu'il se passe, j'essaierai de l'accepter".

Le dernier bilan, annoncé mercredi soir, de 271 morts, pourrait encore s'alourdir, alors que 2.000 personnes ont été blessées dans la catastrophe naturelle.

Deux villages restent isolés après que des routes ont été coupées. Des milliers de militaires et policiers ont été déployés pour aider les sauveteurs avec des bulldozers et des hélicoptères pour venir en aide aux victimes bloquées.

Le président indonésien Joko Widodo s'est rendu sur place jeudi pour la deuxième fois depuis le tremblement de terre d'une magnitude de 5,6 lundi.

Trente-neuf personnes sont portées disparues dans la localité de Cugenang, a-t-il indiqué. "Cet après-midi nous allons nous concentrer sur ce site", a-t-il dit à des journalistes.

- Dizaines de milliers de déplacés -

Plus de 61.000 personnes ont été déplacées par le séisme. Le gouvernement apporte de l'aide alimentaire et des tentes, mais les besoins sont immenses.

M. Widodo a souligné qu'il était difficile de faire parvenir l'aide à tous ceux qui ont en besoin.

"C'est pourquoi j'ai demandé que l'on utilise un hélicoptère si besoin, parce que les localités sont éloignées et que le terrain est vallonné et difficile".

Au milieu du désastre, sous les tentes qui abritent les déplacés, trois bébés sont nés un jour après le tremblement de terre, a indiqué le gouverneur de Java Ouest Ridwan Kamil.

Le responsable a nommé l'un des nouveaux nés "Gempita", un nom inspiré du mot "tremblement de terre" en indonésien, selon une vidéo qu'il a publiée mercredi.

Les autorités ont averti du risque de nouvelle catastrophe naturelle dans la région. Des orages risquent de provoquer des crues subites ou des glissements de terrain à cause des amas de débris laissés par le séisme que les secours s'efforcent de dégager.

Située sur la "ceinture de feu" du Pacifique où les plaques tectoniques se rencontrent, l'Indonésie est régulièrement confrontée à des tremblements de terre ou des éruptions volcaniques.

Ce séisme est le plus meurtrier en Indonésie depuis 2018, quand la région de Palu (île de Célèbes) avait été frappée par un tremblement de terre et un tsunami qui avait causé la mort de plus de 4.000 personnes.

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Course contre la montre pour localiser les disparus après le séisme en Indonésie

Le 30 novembre 2022 à22:03

Modifié le 30 novembre 2022 à 22:03

Mobilisant des hélicoptères et des milliers de sauveteurs, les autorités en Indonésie tentaient jeudi de localiser des dizaines de disparus, trois jours après le séisme qui a fait au moins 271 morts et alors que chaque heure compte pour retrouver des survivants.

Plusieurs victimes ont été extraites des amas de béton et de métal, sous des bâtiments effondrés autour de la ville de Cianjur dans l'Ouest de l'île de Java, dont un jeune garçon de six ans, Azka, mercredi soir qui a survécu deux jours sans eau ni nourriture.

Une quarantaine de personnes sont toujours portées disparues, dont une petite fille que les sauveteurs tentent de retrouver.

Le sauvetage inespéré du jeune Azka mercredi soir a ravivé les espoirs. Mais le temps est compté puisqu'au delà de 72h après le séisme, les sauveteurs considèrent que les chances de trouver des survivants sont faibles.

"Quand nous avons réalisé qu'Azka était vivant, tout le monde a fondu en larmes, moi compris", a expliqué le sauveteur volontaire Jeksen Kolibu à l'AFP. "C'était très émouvant, comme un miracle".

Le garçon a été retrouvé apparemment indemne à côté du corps sans vie de sa grand-mère. Il a été sauvé grâce à un mur qui a résisté aux secousses, empêchant une autre paroi de s'effondrer sur lui, ont rapporté les médias locaux.

Plus d'un tiers des victimes de ce séisme sont des enfants qui étaient à l'école ou à la maison quand le séisme est survenu, selon l'agence de gestion des catastrophes (BNPB).

- Angoisse d'une mère -

Dans le district de Cugenang, qui a connu le plus de dégâts, des sauveteurs fouillent des ruines à l'aide de pelles, de marteaux et à main nues pour retrouver une petite fille de sept ans, Cika, sous le regard angoissé de sa mère.

"Elle jouait dehors, j'étais en train de préparer le repas dans la cuisine quand le séisme est arrivé. Très vite, en deux secondes ma maison s'est effondrée", raconte à l'AFP la mère, Imas Masfahitah, 34 ans.

"Mon instinct me dit qu'elle est là, parce quelle aimait jouer ici", dit-elle en montrant la maison de la grand-mère où les sauveteurs sont à l'oeuvre.

"Quoi qu'il se passe, j'essaierai de l'accepter".

Le dernier bilan, annoncé mercredi soir, de 271 morts, pourrait encore s'alourdir, alors que 2.000 personnes ont été blessées dans la catastrophe naturelle.

Deux villages restent isolés après que des routes ont été coupées. Des milliers de militaires et policiers ont été déployés pour aider les sauveteurs avec des bulldozers et des hélicoptères pour venir en aide aux victimes bloquées.

Le président indonésien Joko Widodo s'est rendu sur place jeudi pour la deuxième fois depuis le tremblement de terre d'une magnitude de 5,6 lundi.

Trente-neuf personnes sont portées disparues dans la localité de Cugenang, a-t-il indiqué. "Cet après-midi nous allons nous concentrer sur ce site", a-t-il dit à des journalistes.

- Dizaines de milliers de déplacés -

Plus de 61.000 personnes ont été déplacées par le séisme. Le gouvernement apporte de l'aide alimentaire et des tentes, mais les besoins sont immenses.

M. Widodo a souligné qu'il était difficile de faire parvenir l'aide à tous ceux qui ont en besoin.

"C'est pourquoi j'ai demandé que l'on utilise un hélicoptère si besoin, parce que les localités sont éloignées et que le terrain est vallonné et difficile".

Au milieu du désastre, sous les tentes qui abritent les déplacés, trois bébés sont nés un jour après le tremblement de terre, a indiqué le gouverneur de Java Ouest Ridwan Kamil.

Le responsable a nommé l'un des nouveaux nés "Gempita", un nom inspiré du mot "tremblement de terre" en indonésien, selon une vidéo qu'il a publiée mercredi.

Les autorités ont averti du risque de nouvelle catastrophe naturelle dans la région. Des orages risquent de provoquer des crues subites ou des glissements de terrain à cause des amas de débris laissés par le séisme que les secours s'efforcent de dégager.

Située sur la "ceinture de feu" du Pacifique où les plaques tectoniques se rencontrent, l'Indonésie est régulièrement confrontée à des tremblements de terre ou des éruptions volcaniques.

Ce séisme est le plus meurtrier en Indonésie depuis 2018, quand la région de Palu (île de Célèbes) avait été frappée par un tremblement de terre et un tsunami qui avait causé la mort de plus de 4.000 personnes.

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