Premier test au Sénat américain pour l'accord sur les infrastructures

(AFP)

Le Sénat des Etats-Unis votera mercredi pour la première fois sur un plan d'investissement dans les infrastructures de 1.200 milliards de dollars qui, malgré un accord de principe d'élus des deux partis, a de fortes chances d'échouer.

Il y a près d'un mois, le président Joe Biden avait annoncé s'être entendu avec des élus démocrates et républicains pour investir cette somme considérable sur huit ans, dans les routes, les aéroports, les réseaux d'eaux ou l'internet à haut débit.

Mais les détails restaient à finaliser et les négociations entre les deux partis se sont poursuivies ces quatre dernières semaines.

Bien qu'elles ne soient pas conclues, le chef démocrate du Sénat Chuck Schumer a décidé d'organiser mercredi un vote de procédure qui permettrait d'ouvrir les débats parlementaires sur le texte.

Les républicains, qui disposent d'une minorité de blocage, jugent la démarche précipitée et devraient torpiller le vote. "On a besoin de plus de temps", a expliqué à l'AFP le sénateur Todd Young.

"On aura un plan quasi bouclé, probablement lundi, et alors on sera favorable" à l'ouverture des débats, mais "on ne votera pas aujourd'hui", a ajouté Mitt Romney, l'un des négociateurs républicains.

Les discussions buttent sur les moyens de financer ces dépenses, les républicains ayant rejeté un dispositif qui aurait renforcé la lutte contre l'évasion fiscale.

Si le vote échoue, le texte ne sera pas enterré. "Si on n'y arrive pas aujourd'hui, on ressayera", a déclaré l'élu démocrate Tim Kaine.

Le vote sera suivi de près à la Maison Blanche, qui a fait de l'adoption de ce plan une de ses priorités.

Au delà des infrastructures "classiques", le président Joe Biden souhaite des investissements massifs dans les énergies vertes, la santé ou l'éducation.

En raison de l'opposition des républicains à de nouvelles dépenses dans ces secteurs, les démocrates sont prêts à avancer seuls sur un plan parallèle, évalué pour l'instant à 3.500 milliards de dollars.

Pour ce faire, ils comptent utiliser une procédure spécifique aux projets de loi budgétaires, qui permet de rabaisser à 50 sur 100 le nombre de voix nécessaires pour adopter un texte au Sénat (contre 60 sinon).

Ils ne pourront toutefois pas se permettre une seule défection, ce qui reste incertain compte-tenu des différentes sensibilités présentes dans leurs rangs.

"Nous ne pouvons pas nous permettre de ne pas faire ces investissements", a souligné vendredi Joe Biden lors d'un déplacement au Congrès.

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Premier test au Sénat américain pour l'accord sur les infrastructures

Le 27 juillet 2021 à01:01

Modifié le 27 juillet 2021 à 01:01

Le Sénat des Etats-Unis votera mercredi pour la première fois sur un plan d'investissement dans les infrastructures de 1.200 milliards de dollars qui, malgré un accord de principe d'élus des deux partis, a de fortes chances d'échouer.

Il y a près d'un mois, le président Joe Biden avait annoncé s'être entendu avec des élus démocrates et républicains pour investir cette somme considérable sur huit ans, dans les routes, les aéroports, les réseaux d'eaux ou l'internet à haut débit.

Mais les détails restaient à finaliser et les négociations entre les deux partis se sont poursuivies ces quatre dernières semaines.

Bien qu'elles ne soient pas conclues, le chef démocrate du Sénat Chuck Schumer a décidé d'organiser mercredi un vote de procédure qui permettrait d'ouvrir les débats parlementaires sur le texte.

Les républicains, qui disposent d'une minorité de blocage, jugent la démarche précipitée et devraient torpiller le vote. "On a besoin de plus de temps", a expliqué à l'AFP le sénateur Todd Young.

"On aura un plan quasi bouclé, probablement lundi, et alors on sera favorable" à l'ouverture des débats, mais "on ne votera pas aujourd'hui", a ajouté Mitt Romney, l'un des négociateurs républicains.

Les discussions buttent sur les moyens de financer ces dépenses, les républicains ayant rejeté un dispositif qui aurait renforcé la lutte contre l'évasion fiscale.

Si le vote échoue, le texte ne sera pas enterré. "Si on n'y arrive pas aujourd'hui, on ressayera", a déclaré l'élu démocrate Tim Kaine.

Le vote sera suivi de près à la Maison Blanche, qui a fait de l'adoption de ce plan une de ses priorités.

Au delà des infrastructures "classiques", le président Joe Biden souhaite des investissements massifs dans les énergies vertes, la santé ou l'éducation.

En raison de l'opposition des républicains à de nouvelles dépenses dans ces secteurs, les démocrates sont prêts à avancer seuls sur un plan parallèle, évalué pour l'instant à 3.500 milliards de dollars.

Pour ce faire, ils comptent utiliser une procédure spécifique aux projets de loi budgétaires, qui permet de rabaisser à 50 sur 100 le nombre de voix nécessaires pour adopter un texte au Sénat (contre 60 sinon).

Ils ne pourront toutefois pas se permettre une seule défection, ce qui reste incertain compte-tenu des différentes sensibilités présentes dans leurs rangs.

"Nous ne pouvons pas nous permettre de ne pas faire ces investissements", a souligné vendredi Joe Biden lors d'un déplacement au Congrès.

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