La Bourse de Paris en plein désarroi (-10,10%)

(AFP)

La Bourse de Paris était en plein désarroi jeudi 12 mars, perdant plus de 10% peu après le début de la conférence de presse de Christine Lagarde, présidente de la Banque centrale européenne, qui a déçu en maintenant ses taux directeurs inchangés.


A 14H28 GMT (15H28 à Paris), l'indice CAC 40 s'effondrait de 10,10% ou 465 points à 4.144,59 points. Il est allé toucher les -11,47% en séance, la plus grosse baisse depuis le 10 octobre 2008.

Depuis le début de l'année, la perte s'élève à près de 30%.

"Il s'agit de la plus grosse baisse en séance depuis octobre 2008", en pleine crise des "subprime", a précisé à l'AFP Alexandre Baradez, analyste chez IG France.

La descente aux enfers s'est faite en deux temps. La cote parisienne a connu un gros trou d'air (-5,11%) dès l'ouverture, réagissant à la décision de Donald Trump d'interdire aux Européens d'entrer aux États-Unis.

Elle a ensuite subi un deuxième choc juste après les annonces de la Banque centrale européenne.

"Les mesures annoncées sont assez limitées", explique M. Baradez qui considère qu'il s'agit d'une "première étape" et que l'institution "garde des cartouches" pour la suite.

L'institut n'a pas touché à ses taux directeurs: le principal était déjà bloqué à zéro depuis mars 2016 et les deux autres ont été maintenus à l'identique.

La BCE a annoncé qu'elle dépenserait 120 milliards d'euros supplémentaires d'ici la fin de l'année pour acheter de la dette, particulièrement celle "du secteur privé". Cet effort vient renforcer le programme relancé en novembre et portant déjà sur l'achat de 20 milliards d'euros d'actifs publics et privés par mois.

"Une enveloppe pas énorme, très loin des niveaux qu'on avait atteints sur le QE (Quantitative Easing) pendant la crise de 2015" et "pas de nature à rassurer le marché", selon M. Baradez.

Par ailleurs, l'indice de la volatilité (VIX), surnommé "indice de la peur", est ressorti à 69,26, un plus haut depuis novembre 2008, "mais pas un record", a constaté l'expert.

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La Bourse de Paris en plein désarroi (-10,10%)

Le 25 octobre 2021 à08:29

Modifié le 25 octobre 2021 à 08:29

La Bourse de Paris était en plein désarroi jeudi 12 mars, perdant plus de 10% peu après le début de la conférence de presse de Christine Lagarde, présidente de la Banque centrale européenne, qui a déçu en maintenant ses taux directeurs inchangés.


A 14H28 GMT (15H28 à Paris), l'indice CAC 40 s'effondrait de 10,10% ou 465 points à 4.144,59 points. Il est allé toucher les -11,47% en séance, la plus grosse baisse depuis le 10 octobre 2008.

Depuis le début de l'année, la perte s'élève à près de 30%.

"Il s'agit de la plus grosse baisse en séance depuis octobre 2008", en pleine crise des "subprime", a précisé à l'AFP Alexandre Baradez, analyste chez IG France.

La descente aux enfers s'est faite en deux temps. La cote parisienne a connu un gros trou d'air (-5,11%) dès l'ouverture, réagissant à la décision de Donald Trump d'interdire aux Européens d'entrer aux États-Unis.

Elle a ensuite subi un deuxième choc juste après les annonces de la Banque centrale européenne.

"Les mesures annoncées sont assez limitées", explique M. Baradez qui considère qu'il s'agit d'une "première étape" et que l'institution "garde des cartouches" pour la suite.

L'institut n'a pas touché à ses taux directeurs: le principal était déjà bloqué à zéro depuis mars 2016 et les deux autres ont été maintenus à l'identique.

La BCE a annoncé qu'elle dépenserait 120 milliards d'euros supplémentaires d'ici la fin de l'année pour acheter de la dette, particulièrement celle "du secteur privé". Cet effort vient renforcer le programme relancé en novembre et portant déjà sur l'achat de 20 milliards d'euros d'actifs publics et privés par mois.

"Une enveloppe pas énorme, très loin des niveaux qu'on avait atteints sur le QE (Quantitative Easing) pendant la crise de 2015" et "pas de nature à rassurer le marché", selon M. Baradez.

Par ailleurs, l'indice de la volatilité (VIX), surnommé "indice de la peur", est ressorti à 69,26, un plus haut depuis novembre 2008, "mais pas un record", a constaté l'expert.

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